À propos de la respiration

La respiration est notre compagne la plus fidèle tout au long de la vie. Elle nous colle au corps, sensible à nos émotions, nos peines, nos fardeaux, nos angoisses, mais aussi à nos joies, nos plaisirs.

Nos cellules ont pris la mesure du temps qui s’écoule. Ce rythme s’est accéléré, ou ralenti au gré des activités physiques, des temps de repos ou des réactions émotionnelles maternelles. Bien sûr, d’autres rythmes nous ont bercés, les battements du cœur de la mère, et nos propres battements de cœur quand il s’est mis en route. Nous sommes en cela accordés au rythme de la vie, des alternances, le jour, la nuit, le féminin, le masculin, la vie, la mort, cet infini balancement qui bat la mesure du temps qui passe.

Une fonction physiologique et autonome

La respiration a une fonction physiologique vitale. Le sang pulsé par le cœur, chargé du gaz carbonique, vient faire l’échange, dans les poumons, de l’oxygène amené par l’inspiration. Le sang "neuf" retourne au cœur qui le pulsera via l’aorte vers le vaste réseau sanguin. Pendant ce temps, l’expiration rejettera le gaz carbonique. La fonction respiratoire est autonome et gérée par le système parasympathique. La plupart du temps nous n’y prenons garde. Bien souvent négligée, la respiration se rappelle à nous dans nos activités intenses : le sport, la danse, le travail physique. Elle nous appelle alors à la collaboration, d’autant que l’apport en oxygène est indispensable et trop souvent limité.

L’activité physique

L’activité sportive va contribuer à un apport plus intense d’oxygène. En effet, lorsqu'elle s’intensifie, la demande en oxygène augmente, le système complexe du corps fait battre le cœur plus vite pour aller chercher plus d’oxygène, et la respiration sera souvent sollicitée de façon anarchique.

Chez énéoSport, l'activité sportive est accompagnée et une place importante est laissée à la respiration consciente, soutenante, collaboratrice, structurante. La respiration est rythme. Et les sports sont rythmes, binaires eux-aussi : la marche, la marche nordique, le jogging, le cyclisme, le vélo d’appartement, la natation, en sont les exemples les plus frappants. Il y a aussi toutes les autres activités physiques ou sportives, les différentes formes de gym, l’aquagym, le stretching, Vie Active, le yoga… Mais combien de témoignages parlent de la difficulté de grimper, de l’essoufflement, lorsque la marche n’est plus à plat. Combien de témoignages énoncent le renoncement au jogging, ou à d’autres activités par méconnaissance d’une utilisation correcte de sa respiration.

Une question de méthode

La marche a un rythme binaire. Tout va bien si nous ne marchons pas trop vite, si l’on ne parle pas. Le corps s’adapte. Mais dès que la marche s’accélère, ou que le chemin monte, nous voilà désemparés, essoufflés. Trois pas, un expir, trois pas, un inspir… est une méthode efficace pour tenir le rythme. Si l’inconfort arrive, si l'on souffle à chaque pas, la respiration peut être adaptée : trois pas un expir, deux pas un inspir, ou l’inverse… Dès que l’inconfort s’installe, on cherche un autre rythme. Et quand ça grimpe ? On ralentit le pas : deux pas, un expir, deux pas, un inspir… Et si ça grimpe très fort, on ralentit encore : un pas un expir, un pas un inspir, en s’appuyant longuement sur le pied avant. On arrive en haut frais com me une rose. Durant la marche ou le jogging, il est conseillé de rester focalisé sur sa respiration. Pendant ces activités, il n'y a que peu de place pour les pensées. Cela peut être un avantage…

En résumé

Dans l’activité sportive, la respiration consciente nous permet de rester confortables, en adaptant sans cesse notre souffle en raison de la difficulté ou la facilité du moment. Elle nous permet de rester conscients, en pleine conscience, et en ce sens elle nous apaise. Elle nous permet de tenir l’effort plus longtemps, d’augmenter notre apport d’oxygène, d’augmenter notre résistance à l’effort.

Gaëlle Paquet, animatrice yoga à énéoSport